Maintenant plus d'excuses pour le coup classique du "Ouais mais bon, tu vois quoi, tu comprends, c que..." et ne pas prendre de news. L'ère du Blog sonne le glas de la désinformation institutionnelle (celle des chinois du FBI): maintenant où que tu te trouves sur la planète tu peux savoir ce dont il retourne: Les trépidantes journées de McJanus te sont contées avec fifres z'et tambourins! ;-)

dimanche, juin 22, 2008

C le malaiz'

Ce n'est sans doute pas le meilleure moyen, mais c'est le seul qui laissera une trace durable, si un jour il venait à ce que j'aie à nouveau à penser à cela. J'écris avec mes émotions, sans réfléchir à la logique ni aux conséquences. J'ai envie de raconter ma version de l'histoire, mon récit tel que je l'ai ressenti.

Si j'avais mon mot à dire, j'aurai parlé. J'aurais dit combien il m'en à coûté, ce soir, de voir mon amie me dire que je "peux passer plus tard". J'aurai exprimé mon propre malaise à être la cause d'un cloisonnement amical. Ce soir, j'ai dû me priver de soirée car ma présence aurait été source de malaise et de gêne dans l'ambiance, alors que je suis dans toute cette histoire un acteur involontaire.

Mais je n'ai strictement rien à dire, et personne à qui le raconter. Une situation imposée, une affection anéantie. Parfois je me fais peur à moi-même, à ressentir une telle rage d'incompréhension que j'en grince des dents. Je me rappelle de ses belles paroles, jusqu'aux dernières...

Je constate aujourd'hui à quel point l'amitié et l'amour sont deux sentiments à la fois fugaces et furieux. Ils viennent sans prévenir et nous quittent avec fracas. Sous des airs innocents et pleinement séduisants ils viennent ravir quelques jours et nous hanter plusieurs années. J'en ai marre, moi aussi!

Comment peut-on ainsi passer d'un état tel, à une situation si pitoyable? Parfois je crains que ce ne soit là l'ultime étape. La fin, la vraie. Et si elle avait été sérieuse? Passer d'une amitié et d'un amûÛûr si sincère à un absolu rien, être un rêve et se retrouver cauchemar. D'abord susciter l'envie, ensuite susciter la crainte. J'aurai pensé que les adultes pouvaient faire preuve de plus de discernement. Chez elle cela s'appelait "s'éloigner quelques temps". Six mois, une complète rupture et aucune nouvelle plus tard, que devrais-je en dire?

En fait je dirais plutôt que je n'ai rien à dire. Je ne cherche pas à te transmettre en mots ce que tu sais déjà en émotions. Cette grave erreur de jugement nous à coûté notre amitié, notre affection et notre connection. Tu le sais tout autant que moi et quelque part j'espère que tu en souffres de l'exacte même manière.

C'est évident que l'on s'est rapidement trouvé dépassé par notre entêtement. Notre ego nous à commandé le mutisme et l'immobilisme. On ne commande pas ces choses-là, et pourtant. Ca n'aurait pas coûté grand-chose de rompre cette inertie... au début.

Ce soir j'ai été profondément blessé par une situation imposée. Alors que je me faisais une joie d'assister à "une certaine soirée" chez "une certaine amie" pour "une certaine occasion" je me suis trouvé tout con de me voir malvenu. Oui oui, rien d'exagéré, "malvenu" c'est bien le terme adéquat.

Je n'ai jamais cherché cette situation et je n'ai jamais non plus rien fait pour l'encourager au niveau de bassesse humaine qu'elle à atteint à mes z'yeux. J'ai imaginé plusieurs scénarios depuis ces 6 derniers mois. Pourtant jamais celui de me voir involontairement rejeté par mon amie d'enfance à cause de toi ne me serait venu à l'esprit.

Je suis triste. Je suis décu. Je suis en sourde colère.

Si tu en venais à lire ces lignes saches que je me suis posé de nombreuses questions, à ce jour sans réponses. Penses-tu avoir fait les bons choix et nous avoir mené à une situation plus équilibrée, plus heureuse et plus synonyme d'avenir pour chacun?

En fait je vais le dire en clair et sans décodeur. C'est plus exactement cela: je suis vraiment déçu et attristé par celle que j'ai aimé. Jamais je ne l'aurai cru capable de tant d'inhumanité. Jamais je n'aurai pensé qu'elle eut pu me faire autant et si longtemps souffrir.

A mon tour, maintenant, de souhaiter ne l'avoir jamais connue.


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EDIT: ...Euuuh... J'ai été bien empris de passions là... Heureusement les temps changent ;)