...C'est officiel: j'ai survécu 2025!
...au sens figuré bien sûr, mais rien ne garantissait que cette année 2025 se termine "vivant". Il y avait TANT de challenges, TANT de travail à déployer, TANT de chantiers à mener, TANT de sacrifices à consentir... J'ai dit OUI à tout - pas toujours de gaîeté de coeur... mais bon. Ainsi fût-il... et ainsi a-t-il été, pour le dénouement.
L'an passé, presque heure pour heure au même instant c'était un moi bien différent qui se préparait à "l'an neuf"... mais à vrai dire sans en attendre de positif, et plutôt même en se préparant au choc... "Brace for impact" j'avais écrit sur un dessin avec un avion GV qui s'approchait dangereusement du sol (et sans train d'atterissage).
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Nous venons d'arriver il y à peine quelques heures à Saigon, en famille. Je me rappelle de toutes les pensées qui me traversaient la tête à ce même instant l'an passé. Pas joyeuses les pensées, pas tant festive la soirée.... et carrément merdique le démarrage effectif.
Mais bon, c'est ce qui me rappelle aussi combien la Vie est imprévisible et qu'il faut se préparer en tous temps à danser sous la pluie... et si possible avec le sourire pour faire bonne figure!
Il se passe tant de choses en une année... j'ai conscience que ce peut être "Make" or "Break" à chaque occasion, et même plutôt ENTRE les occasions. En l'occurence, l'année précédente tout allait bien, l'année suivante la smurdj' intégrale... et puis nous voici à un nouveau jalon... qui pour le coup s'annonce beaucoup plus prometteur!
Parce que oui, la phase vietnamienne est pour moi toujours une occasion d'intenses réfléxions, qui commencent avec une bière dans l'avion ("une bière" après l'autre s'entend). C'est l'occasion donc de penser à ce qui est, ce qui deviendra et ce qui doit évoluer pour que cela se réalise.
Cette année je réalise que les efforts ont vraiment payé, qu'on a réussi, à la sueur de notre front, et aux neurones en collision, à donner une vraie nouvelle impulsion à GV. Il faut "juste" continuer désormais, et transformer l'urgence en méthode. Plus de détour en fait: il me revient à moi seul désormais, de réaliser mes rêves et ma vision.
En pensant à cela hier j'ai réalisé aussi que je pense que mon attitude doit changer aussi, de même que l'organisation GV en tant que telle. Il est temps de demander la performance, de n'avoir pas peur du succès et de le mesurer. Il est temps de demander de chacun à la mesure de ce que j'ai demandé de moi-même pour passer le cap. Et c'est d'ailleurs l'équipe en place qui a permi de passer le dur... car c'est justement parce que tout le monde connait son travail, et veux le faire au mieux, et au plus vite, qu'on a pu avancer vers la lumière!
En 2026, donc, je continuerai sur ma lancée professionnelle: faire de GV ce qu'elle mérite d'être, et en faire aussi un outil viable, pérenne et rémunérateur. On reprendra les bases absolues de l'organisation: les rôles, les procédures, les comportements/habillements, les budgets et les 1001 détails qui font la cohérence. GV ne sera plus (uniquement) une boite-noire qui vit dans ma tête, mais sera un livre ouvert dans lequel chaque employé pourra y nourrir ses propres intérêts à la condition de servir le groupe. Tout sera écrit, accessible et pré-visible, ainsi tout le monde aura les informations de base sur lesquelles travailler ou s'appuyer pour proposer des solutions nouvelles.
D'avoir dû reprendre tout l'opérationnel de GV, entre les démarchages, les RDVs, les document d'admin, la compta, les classeurs... j'ai désormais je pense une assez bonne vision périphérique sur ce qu'il faut déployer pour maintenir le standard GV. Désormais je sais!
Ce ne sera pas la mince affaire de VRAIMENT se pencher sur cela... car le sujet est tellement vaste qu'il peut parfois paraitre abstrait. Mais j'ai justement envie de le rendre bien concret, de faire prendre corps aux décisions que je prendrai. Si il faut changer, alors là c'est ZE occasion. Une fois encore mon leitmotiv: "Que tout cela au moins n'aie pas servi à rien".
Sur mes autres résolutions, ou disons réflexions, j'ai aussi réalisé à quelle point je me suis vraiment négligé cette dernière année... Manger en stress (!), sans appétit, la boule au ventre (si si!) et un repas... disons... avec les moyens du moment (en prix-garantie, ou en too good...), et je réalise qu'au délà du déficit nutitionnel probablement, c'est surtout que j'ai un peu abandonné moi à moi-même... mais malheureusement pas la meilleure version!
Simplement dit, parce qu'on avait plus de pognon pour la fantaisie culinaire, puisqu j'ai arrêté le sport dédié en raison de la masse massiiiiiive de travail, avec 3-5 cafés par jour... et du coup j'ai pris du postérieur pas mal... et pas que ;) Non mais sérieusement, j'ai conscience d'être en définit grave sur le soin que je me porte à moi-même. La preuve... de tous les riches enseignements acquis avec les livres du début d'année... eh bien je n'ai pas réussi à en appliquer en pleine conscience... aucun... par "faute de temps", ou par oubli, ou par manque de pratique...
Donc en 2026 je reprendrai une routine plus sérieuse et plus conséquente, afin de vraiment marquer des points pour moi-même. Parce qu'il n'y a rien à gagner à être peu en forme... et que justement cela commence par la respiration au grand air, à plein poumons... Loooooiin de mes habitudes 2025... à changer en 2026!
Minus le challenge encore de la Plantar Fasciitis, qui s'est révélée depuis 3 ans maintenant... sinon je suis plutot en forme je trouve, et ce serait dommange de gâââââcher... Alors si on arrive, cette année 2026 on se lancera dans des challenges comme à l'époque... Un nouveau Solo Triathlon en 2026? Ca se décidera ces jours je pense...
Pour la Famille nucléaire, essayer de continuer sur la bonne lancée et ne pas perdre l'excellente connection que nous avons trouvé cette année. Dans les situations techniques on reserre les rangs, là j'ai pu constater tout le bien que cela faisait de revenir "fourbu le soir" dans un foyer chaleureux, dans lequel on se sent "abrité" pour un temps durant...
Car je ne sais pas si je me l'étais dit suffisamment clairement: j'ai vraiment flippé! J'ai vraiment eu peur pour notre avenir... en fevrier/mars, malgré les efforts déjà déployés depuis plusieurs semaines...et toujours pas de pipeline ... je voyais chaque mois, chaque semaine, chaque jour notre aisance financière disparaitre... jusqu'à ce qu'il n'en reste rien... mais vraiment. J'ai fait des listes de rentrées et de sorties, j'ai regardé ce qui était nécessaire et ce qui était accessolire, j'ai évalué mes chances de "side hustle"... mais rien qui n'aurait permi de faire une différence significative... on était dans le domaine de la survie que l'on se le dise...
Je suis un peu comme dans une chambre d'écho à me répéter sans cesse les mêmes mantras, comme pour ne pas oublier. Parce que j'y étais, parce que je l'ai vécu et que j'ai tremblé, vraiment, pour notre avenir. J'ai vraiment cru voir arriver le bout du bout. Renforcé par le fait que j'y avais passé l'ensemble de mes économies... et que ca, honnêtement c'est VRAIMENT le leap of faith!
De retrouver les enfants et Diem, chaque soir ou presque, pour un moment "en famille", loin du tracas du bureau... CA avait d'autres challenges - j'avoue que dans cette période les "retours à la maison" avaient aussi une saveur bien étrange... J'ai plusieurs fois eu l'occasion d'évoquer à Diem le "Tunnel" que je vis au quotidien... pas sur qu'elle l'aie compris par contre... ou même si... ca aurait changé quoi?! Elle a fait de son mieux chaque jour déjà...
Le "Tunnel" c'est ma sensation d'avoir une espèce de long continuum-temps sur l'ensemble de la journée, avec des appels, du stress, des éléments à présenter... et pas le temps de s'ennuyer ni de réfléchir puisqu'il faut délivrer, assurer les deadlines, être opérationnel à 100% tout le temps... mais une fois le tunnel passé... gare à l'atterissage.
Pour moi, la fin de tunnel ca prenait la forme d'une fin de repas bien innocente. Après être rentré, on a directement enchainé, on a fait manger les enfants, brosser, lavers les mains, doucher... préparer les lits, les doudous, les gourdes, eventuellement lire un livre ou raconter une histoire... Mais tout cela tant que ca avance, pas de problème. Une fois le moindre élément qui grippe le système et on court le risque de l'effondrement.
C'est ce que je vis presque au quotidien 1 à 2 fois par jour, le soir à minima et le matin parfois... Car l'action me convioent, le piétinement moins... et c'est visiblement lui qui me fait sentir ces pointes en crâne que je résume par mal de crâne... mais non moins handicappant quand même... ou alors le signe d'un besoin de repos?!
Je l'aurai compris, j'ai écu une année très particulière et à vrai dire très peu accomplissante pour moi sur la base... naturellement il restera de très utiles et très fortes lecons à en retenir. Chaque setback est l'occasion de se relever, d'apprendre de ses erreurs et de revenir plus fort. Ce sera mon cas aussi, car j'essaie d'apprendre un maximum de mes erreurs... et je saurai revenir plus fort, plus déterminé encore et prêt à faire changer les choses désormais!
Next year is NOW!

