Maintenant plus d'excuses pour le coup classique du "Ouais mais bon, tu vois quoi, tu comprends, c que..." et ne pas prendre de news. L'ère du Blog sonne le glas de la désinformation institutionnelle (celle des chinois du FBI): maintenant où que tu te trouves sur la planète tu peux savoir ce dont il retourne: Les trépidantes journées de McJanus te sont contées avec fifres z'et tambourins! ;-)

mardi, février 18, 2025

"The Miracle of Mindfulness"

Je commence aujourd'hui un nouveau livre plein de processes "The Miracle of Mindfulness" par Thich Nhat Hanh.
J'avoue même pour moi, j ai mis un moment a me mettre le nom de l'auteur en tête correctement.

Je voulais finir mon livre precedent, "From 0 to 1" de Peter Thiel avant d'entamer celui là sur un registre très différent. 

Ce nouveau livre m'a parlé depuis les rayons du bookstore. J'hésitais entre plusieurs, mais celui-ci était le plus porteur de sens à ce stade et cette semaine de ma Vie. 

Car finalement ce sont les choses simples qui font le Miracle de la Vie. Tout le reste, le stress, les vanités, ce sont là les expressions de l'artificier, du paraître, de l'impose. 

Il est temps aussi de se choisir la Vie qu o n veut. Pas que l ont puisse influer sur tout, bien au contraire traire, mais on peut par tout le moins décider de la manière dont on regarde sa Vie. Et ça fait déjà beaucoup.

De la sagesse et de la conscience je pense en avoir déjà un peu...à ma façon du moins, mais il est toujours bienvenu de considérer de nouvelles perspectives et d'apprendre. 

...ne serait-ce que pour ne pas vivre idiot ;)

(photo à l'envers... comme l'app Blogger... et comme la tête en ce moment ; )

mardi, février 11, 2025

Décroissance...






C'est la fin d'un chapitre... et pas des moindre. En tout cas c'est une nouvelle étape... importante. 
Aujourd'hui vont venir les "déménageurs" qui vont reprendre le matériel dont nous n'aurons plus utilité à l'avenir. 

La "302" fermera ses portes à la fin du mois, si pas avant.

Tant d'efforts, tant d'investissement personnel, émotionnel, professionnel... ne seront dans quelques jours que du passé. Il ne restera de la "302" que des souvenirs, des NeRFs et voila... Fini la vue sur les éboueurs d'en bas, le chantier de l'institut des ressources aquatiques à gauche, ou les toits de tôle et la clinique à droite...

Un temps révolu, une histoire qui évolue. 
Disons que pour se donner une chance de voir l'avenir qui nous est réservé, il faut désormais bouger, et ne pas faire les choses à moitié. 

N'empêche... quelle situation. 
Jamais je n'aurais pensé avoir ni voir cela. 

Bon, si l'on est vraiment concret et analytique, il faut dire aussi que la 302 c'est la relique d'un temps passé, d'une "apogée" en quelques sortes. Lorsqu'on était 17 ici au Vietnam. Lorsqu'on avait des rêves de grandeur et de toute-puissance... En plein boom. 

Mais aussi lorsque la Vie était bien différente pour moi, lorsque je passait des heuuUUuures au travail, et le reste à y penser... lorsque j'étais en soucis constant (de trop de travail, les temps étaient différents)... Lorsqu'on recrutait ou licenciait sur une base relativement régulière. 

A présent la majorité des meubles n'a pas bougé depuis des années, les chaises inutilisées aussi... les ordinateurs "désossés", les écrans non-opérationnels... bref, un stockage.
...qui sert aussi de salle de pause le midi... 30 minutes par jour l'équipe vient y manger un truc avant de retourner dans la 301!

Car OUI, il reste la 301! Last saROOMaï, still standing. 
Alors c'est de là que commence "The Art of a Restart", et c'est de là qu'opérera GV désormais. 
Back to the basics, sans flamboyer, ni espérer. Très concret, factuel et efficace. On garde ce que l'on utilise, ce dont on a vraiment besoin. On recommence sur une base "lean", sans chichis, en phase avec notre status du moment. 

En espérant que cette économie sera suffisante, que la ré-orientation sera efficace et que les dés de la Vie et du business nous donnent raison.

Ne pas s'accrocher à ce qui à été, pour mieux accueillir ce qui est et ce qui sera l'Avenir de GV. 


*ça prête presque à rire... les gars qui reprenaient nos affaires pour une misère (50k/1.5Chf la chaise, 100k/4Chf les tables)... ils ont appelé pour annuler finalement. 

**3 jours plus tard ce sont d autres qui sont venus. Tables, chaises, boîtiers d'ordinateurs... tout est loin désormais. Il y a de l'écho au bureau... et je m'entend réfléchir...

vendredi, janvier 24, 2025

Des mots pour penser et panser mes maux

Je relis! A défaut de pouvoir dire que je "revis", au moins c'est une certaine forme de renaissance!

J'ai recommencé à lire... parce que comme tout le monde j'ai été happépar la fast life dans le monde de la bêtise, de l'ignorance et des écrans... et chemin faisant, voila au moins 3-4 ans (sans doute plus) que je n'avais pas "vraiment" lu un livre... alors oui, j'ai parcouru quelques pages de-ci de-là... Le livre des Prénoms pour s'inspirer pour les enfants (et au final choisir des prénoms même pas dedans ;) ou Brazelton, pour essayer d'y voir un peu plus clair sur le développement des enfants... mais en dehors de ces lectures épisodiques et partielles: rien!

Par contre, des kiiiiiiiilomètres de scroll sur mon téléphone... et des lectures sur écran. Ca oui. 
Mais ce n'est évidemment pas du tout la même chose!

Là je lis des vrais livres, en pages et en mots!
J'ai commencé par relire (et finir enfin) "The Career Manifesto", puis je me suis lancé dans la relecture et la finition aussi de "The Monk Who Sold His Ferrari"... et maintenant j'ai attaqué "From 0 to 1". 
Le premier est un savant mélange de développement personnel et de "trouver sa voie dans un sens plus général", le second serait une sorte de "philosophie du monde moderne entre le tumulte des affaires et le vrai sens de l'existence"... et le plus récent traite de la manière dont on crée de nouvelles idées pour donner vie à une entreprise pérenne... (enfin en tout cas sur les 50 premières pages). 

J'ai lu plus en 3 semaines que durant les 4 dernières années... et de trèèèèès loin! ...et ca fait du bien!

Dans ma Vie "reculée" du Vietnam moderne, sans amis à qui parler, avec juste la routine de mon quotidien (vélo - boulot - run solo - dodo), au moins cette activité me fait travailler le cerveau et m'évite de ressasser une Xième fois les pensées "gloom & doom" du moment... et même constitue une vraie source d'inspiration. Je suis peut être devenu ultra-fauché, mais au moins je cultive mon jardin intérieur. 

Parce qu'honnêtement, en dehors de ca... je peux pas dire que je respire la joie et le Bonheur d'antan. Je suis entré en phase "ultra-économie", je retrouve mes bonnes vieilles habitudes de voyageur fauché, très loins de flamber au Vietnam et de "faire péter"... généralement pas de ptit déj, aucun café ni autre boisson que de l'eau, à mager avec les gars à la cantine du midi chaque midi et je mange généralement à la maison le soir - sauf exceptions rares... et là aussi on a nos cheap adresses (Streetsushi quand c'est la fête ou plus récemment le Bun cha 24/7, un ptit com tam de rue, ou les mobile stands en mode night market)... fini les soupes de barons et autres ôc et poissons grillés. 

Ce mois-ci la priorité est de payer les autres. Donc le "salaud de patron", lui, il fait le dos rond. Ce mois-ci, pas de salaire (0.- !)... alors il faut bien compenser quelque part pour que ca tourne le mieux possible, sans creuser trop vite mon trou... Je compense sur moi autant que possible. Moi perso je veux dire, Diem et les enfants eux, non. Enfin, bien sûr ils font "attention" aussi, mais ils sont pas en mode 0. Heureusement! Ils vont faire leurs jeux d'enfants à la ludothèque du coin, pour quand même garder le fil de la vie d'enfants!

Ca me fait du mal à dire cela, et à réaliser la situation du moment. Parce qu'honnêtement j'essaie de sauver le mieux, le plus... je suis vraiment au max du max, walk the walk, talk the talk... mais je sais bien qu'en embuscade les reproches m'attendent quand même. Je sais même déjà d'où ils viennent. Je travaille 14h (ou plus) presque tous les jours. J'ai pris le 1er janvier off... mais rien n'y changera. Dans l'histoire de GV - et avec elle dans l'histoire familiale - je serai toujours le mauvais rôle. C'est moi qui aurait tout foiré, pas écouté, pris les mauvaises décisions, aurait été payé grassement beaucoup trop, ...bref ils seront nombreux. 

Pour le moment moi aussi j'aurai bien des choses à dire. Ô combien! ...Et ca serait acide! 
Mais à quoi bon. Vraiment? Si je retiens quelque chose de ces livres plus haut, c'est que dans la Vie il faut avancer, pour ceux qui en ont les moyens "mentaux". Il ne faut pas garder de souvenir négatifs, il ne faut pas centrer ses actions sur ce qui n'apporte pas de changement qui tende vers le mieux. Et finalement, le pardon et l'oubli c'est surtout un cadeau que l'on se fait à soi-même, pour avancer dans la Vie justement. 

Alors ca c'est la théorie... et maintenant il faut encore la mettre en pratique. J'essaie de mon mieux là aussi. Je me sort du cycle des reproches et je fais de mon mieux, en cherchant le bien de la majorité... et me disant -en espérant surtout- que les choses s'amélioreront si je suis ce chemin vertueux. 

Je suis la seule source de revenu de notre Famille... et ô combien d'obligations et de responsabilités. En entrée il n'y a rien qui s'annonce pour un petit moment encore, en sortie par contre ca n'arrête pas. Il faut jouer à l'équilibriste et trouver des solutions créatives pour durer un maximum. Les temps sont durs. On peut clairement dire que je suis traversé de mille questions, de mille sentiments contraires... mais je DOIS tenir le cap!

Je vis un test de Vie "intéressant", et pour cela aussi je suis quelque part reconnaissant. Car je sais que c'est ainsi que commence le nouveau chapitre de mon existence. Pas exactement comme j'aurai pensé, ni comme je l'aurai planifié... Il ne sera pas similaire au précédent, et ca ne pourra être que mieux!

...et j'ai pas (du tout encore) fini de l'écrire. Les prochaines semaines et les prochains mois me raconteront son histoire pour le moi d'après. Parce que ca s'annonce "passionnant"!

mercredi, janvier 08, 2025

4 ans, 8 mois et 17 jours...

C'est arrivé un dimanche. 
J'avais 4 ans, 8 mois et 17 jours. 

Je me rappelle encore de ce jour où, avec du délai, on l'a appris.
Ca devait être le 14, lundi. Je pense que ma Maman le savait déjà. Sans doute. 
On était à la maison. Des gens sont venus. 

Je ne sais pas exactement comment je l'ai appris, qui m'a dit.
Ce que je sais c'est que je suis allé me mettre sous le lit. 

Ce jour là, tout changeait. Pour toujours. 

Aujourd'hui j'ai re-pensé à cela, alors je me suis demandé "...et mon fils?"
Aujourd'hui il a 4 ans, 8 mois et 26 jours. 
A peine 9 jours de plus que moi ce jour fatidique.

Cet âge, c'est celui des mots inconsidérés, parce que cet âge c'est celui de l'enfance. 
Celui où on dit, puis rien, où on s'aime, puis plus, où on veut, puis non. 
Celui ou normalement on est ensemble, et que ca dure. La Vie devant soi.
Celui où il n'y a normalement aucune autres questions, ni aucun autre nuage.

Ca m'a fait une étrange sensation. De penser que j'avais, à quelques jours près, son âge. 
Je me suis demandé si j'étais aussi sagace que lui? Une telle mémoire? 
Cet âge assurément c'est celui des premiers souvenirs qui durent. 
J'en ai aussi de cette période. Il y a les heureux même, qui datent d'avant.
Peu précis, un peu déconstruits. Des images en tête, des moments particuliers. 
Rien de spécial, si ce n'est qu'aujourd'hui c'est ce qui me reste de cette enfance "avant". 

De ma perspective désormais, c'est moi le papa, et les rôles changent.
Alors, en y réfléchissant, je me suis aussi demandé ce que nous avions fait cette période. 
Ai-je été une terreur ou un petit garçon sage? Est-ce qu'il a pu me parler lui comme moi à mon fils?
A-t-on pu se dire "tout" ce qui peut se dire à cet âge - et l'ai-je vraiment compris en retour?
Est-ce que je lui ai dit aussi combien je l'admirais déjà et l'aimais sans détour?

..."d'un amour très très puUur!"
 
Chaque trace sur cette terre est différente des autres, de celle qui la précède, comme de celle qui la suit. 
Différente, certes, mais liée tout de même. Et dans ce continuum, j'espère simplement avoir montré à la Vie que j'ai fait mon petit bonhomme de sentier, de mon mieux, et que je m'interroge constamment sur le sens de ce que l'on vit, ce que l'on voit et ce que l'on devient.

Rien n'est acquis. La Vie est un cadeau pour tous, père comme fils, et il faut chérir le temps passé ensemble. Déjà 4 ans 8 mois et 26 jours avec lui. C'est ma chance assurément!

mercredi, janvier 01, 2025

Welcome 2025!

31 décembre 2024: 

On conclut 2024 ce jour... et comme annoncé précédemment, ce n'est pas la plus glorieuse, la plus transcendante des conclusions que je n'aie jamais connu. 

Mais les choses avancent... où en tout cas j'essaie encore, avec l'enérgie ultime qu'il me reste, en essayant de me pivoter moi-même, de changer d'état d'esprit au mieux possible pour tenter d'insuffler aussi ce souffle de renouveau... si je le peux encore. 

Ca semble peut-être anecdotique, mais non: j'ai lu un livre!
"The Career Manifesto" par Mike Steib. 

Un livre que j'avais trouvé il y a quelques années, en 2019, par hasard dans la rue à Brooklyn, en vacances avec Diem, enceinte alors de Jarod. Commencé et bien avancé à l'époque déjà, je n'avais pas fini...
C'était clairement l'occasion d'y remédier. J'ai lu les 250 pages en 2 jours... et j'espère avoir pu en tirer un maximum d'inspiration et de leçons. Bien sûr tout n'est pas si évident, et rien ne se fera facilement non plus, mais une certaine motivation en ressort. 

C'est curieux de se dire que c'est un livre qui m'aidera. Mais en dehors de ca, je ne vois pas vraiment quoi d'autre, à ce stade c'est en moi que je dois retrouver des ressources. 

Un livre plutôt instructif, pratique aussi pour analyser la situation, les ambitions et les actions à mettre en place. A l'issue de cela, je concois un certains nombre de changements personnels qui pourraient impacter positivement l'ensemble de ma Vie. Mon emploi du temps, mes priorités, ma vision d'avenir et l'hygiène de vie pour rendre cela possible. 

...et du coup, depuis mon fil de rasoir, j'essaie de trouver un nouvel équilibre. Avec le Vietnam viennent un certain nombre de changements: plus de fumette, des enfants que l'on peut déléguer aux grands-parents, un peu plus de facilité logistique, et la possibilité de me concentrer sur mes tâches prioritaires professionnelles. 

Arrivé le 26 décembre, j'étais déjà au bureau le 27. 
Puis lundi, j'ai commencé à m'organiser plus sérieusement: je suis allé m'isoler dans le bureau #2, afin d'avoir le temps de penser et ne pas tomber dans le "micro-management" et les détails du quotidien avec l'équipe VN. Il faut reconnecter avec le "big picture", il faut retrouver une vraie capacité d'analyse, une force de travail conséquente et mettre en oeuvre très concrètement, sans chichis. 

Du coup je me suis mis en action... mais la t'ache là encore est plutôt conséquente, et à vrai dire, après tout ce que nous avons fait déjà... c'est toujours un peu difficile, dans la masse de ce qu'il reste, de savoir par où commencer. J'essaie donc de mettre en place une stratégie un peu construite, et si possible réfléchie. Il y a beaucoup à faire... alors commencons par le début. 

Il va falloir réfléchir identité, marché, prix, positionnement... il va falloir carrément se retrousser les manches et se sortir les pouces, comme si ce n'était pas déjà le cas. L'heure est à l'action sans relâche. 

J'avoue qu'un moment que je redoutais - beacuoup - était (et reste) le moment de l'annoncer à toute l'équipe, que cette année les choses sont bien différentes. Ce n'est de toute facon pas un choix, c'est une obligation. Mais les conséquences là aussi pourront être profondes. La première naturellement à qui parler de tout cela c'était Nao, qui est à nos côtés depuis 10 ans désormais! J'aurai voulu que son jubilée soit plus festif... mais je ne choisis pas. 

Alors lundi, après avoir passablement gambergé, mis quelques notes sur papier, je me suis dit: c'est le moment de passer aux choses sérieuses sur ce programme de retour... et je lui ai demandé de venir pour discuter "dans mon bureau". 

Aussi posément que j'ai pu, on a fait le point sur la situation au VN, en Suisse, sur l'équipe, les projets... et puis c'était le moment de lui dire "as you remarked for sure, things are not going well this year.". 
Et de commencer la litanie de tout ce qui ne s'est pas fait, des clients stratégiques qui ne renouvellent pas, des dizaines de contrats qui nous sont passés sous le nez, soit parce que trop chers, soit parce qu'annulés tout simplement, de notre difficulté récemment à "résonner" avec le marché qui nous entoure... J'avoue que d'avoir quelqu'un qui a accompagné notre aventure depuis toutes ces années, et lui réveler l'ampleur du challenge présent... n'était pas facile. 

Tout ce que nous faisons à présent doit avoir un but stratégique clair, et une exécution sans faille pour aller au plus vite et au plus efficace, redresser la barre et colmater les voies d'eau. On ne fait pas le site pour le plaisir, on le fait pour la survie. On avance les projets, pas pour les prochains comments, mais pour les finir et passer à la facture. On va devoir travailler plus, plus dur, pour sans doute moins de marge. On est passé de la maximisation de bénéfice, à la minimisation de perte. 

Ce qui n'est pas facile c'est surtout l'impression de ne pas avoir prise sur la situation. De lui avouer que malgré nos efforts (silencieux mais acharnés) jusqu'à présent, rien n'y a fait... et que finalement, on doit continuer mais sans garantie que nous prenons le bon chemin, ni que nous arriverons quelque part... Que nous sommes, en quelque sorte, perdus... et que nos réserves d'eau et de nourriture nous recommandent de commencer à chercher des baies sauvages où on les trouve, en espérant ne tomber que sur des comestibles. Et même ainsi... les vautours tournent déjà dans le ciel. 

J'ai dû ensuite lui annoncer en primeur les mesures qui s'annoncent vraisemblablement, et pas les plus drôles: rationalisation des dépenses au max, pas d'augmentation pour personne (et même réduction pour les nantis du patronat), pas de 13ème... dans le but d'éviter l'amaigrissement forcé. 

Donc c'est avec ma voix tremblante et le verbe incertain... en pause dans mon explication... que dans un moment de silence elle a dit "Jan, it is not your fault! We will do our best and we will go through!"... j'avoue ca m'a touché droit au coeur!

En quelques minutes, elle est passée de l'innocence, à la connaissance (et j'imagine le choc)... mais droite dans ses bottes, elle se porte volontaire pour aller de l'avant et solutionner cela avec moi. Visiblement, nous ne nous laisserons pas tomber mutuellement!

Il nous reste encore à annoncer tout cela au reste de l'équipe. J'avoue redouter aussi ce moment, car ce ne sera pas facile pour moi, et pas facile pour eux non plus. Je ne suis pas sûr qu'ils comprennent vraiment l'enjeux, ni leur rôle... et à vrai dire pourquoi on leur demanderait de souffrir, à eux. Mais une fois encore, ce n'est pas le choix, c'est l'obligation. La suite au prochain épisode...

...

Ce soir nous allons fêter le réveillon en petit comité, chez QT + Bertrand, avec Nina, Diem et moi. 5 personnes en tout et pour tout. Simple, humain. Et a vrai dire ca convient bien cette année. 

La soirée (=raclette) est chaleureuse. 15 minutes avant minuit, Bertrand me parle de ses projets professionnels, après avoir perdu son travail de Chef-pâtissier démonstrateur pour une grande entreprise, et me parle de sa "reconversion" dans le freelancing... on explore ensemble ce que pourrait révéler 2025 qui toque bientôt à la porte... et là, je me résout à au moins finir 2024 sur une note positive: "tu as besoin de faire ton portfolio en ligne? Montre moi ce que tu as déjà... tu sais quoi?! On le fait maintenant, de suite, on avance ca et on a une base encore avant l'année prochaine!!!"
Je passe peut-être pour un geek, un nerd ou WTF quoi d'autre... mais en attendant, dans ces dernières minutes j'aide un ami à avancer son projet de Vie... et je m'aide moi-même aussi en l'aidant lui. Tout bénéfice, et honnêtement une excellente (=la meilleure!) manière de terminer en ce conditions...

On a terminé son portfolio de base à 23h54, une bière à la main... just on time pour reposer l'ordi... aller chercher les bulles... et commencer 2025 sous de bons auspices. 


1er Janvier 2024

Alors voila, aujourd'hui c'est le 1er jour de l'année. 
Il y en a déjà eu un certain nombre de ces bilans dans mon existence. Sur le thème de "New year, new me" ou une variation quelconque du thème. 

Clairement, cette année, le "new me" s'impose. Je ne sais pas exactement sous quelle forme et avec quelle ampleur, mais il faut se poser des questions, et si possible les bonnes, et trouver en soi les réponses adéquates. 

J'ai bien sûr des pistes d'évidence, qui s'imposent si je suis honnête avec moi même, des habitudes qui me retiennent. J'ai 41 ans déjà... 42 cette année. Combien de temps encore vais-je pérsister dans mes "errements" et mes habitudes d'un autre temps?

Le meilleur de moi-même je me le suis déjà en partie révélé: 2 enfants et une femme que j'aime, avec un endroit que l'on appelle "chez nous" dans lequel on se sent bien, 4x Ironman, quelques marathons et un lifestyle actif... Une Vie professionnelle excitante et des projets intéressants et impactful... 
Tout le reste, et surtout les aspects les plus négatifs (la fumette, les prises de choux, les doutes et les galères) pourraient clairement sortir du tableau, sans que cela ne me manque. Je fais le choix de vivre plus heureux, comme avant, et de vivre mieux.

Pas facile pourtant de mettre en accord ce que je SAIS, avec ce que je FAIS. 
Il doit y avoir une méthode pour cela, une façon de procéder pour se mettre toutes les chances de son côté. Je l'ai connue et je l'ai pratiquée cette méthode visiblement... mais quelque part en chemin j'ai du diluer la potion ou perdre la recette. 

En 2025 en tout cas nous connaitrons l'épilogue de la saga GV. Sous quelle forme, je ne saurai le dire, mais assurément ce sera différent.

En 2025 je recentre mon énérgie sur mes piliers de Vie: famille, sport, connaissance et apprentissage, amis pour des relations enrichissantes. 

En 2025 je cherche à régulariser mon rythme de Vie: l'horaire n'est pas le plus important, mais la rigueur et l'organisation du temps prendra une autre dimension. Un temps pour tout, et pas n'importe comment. Dans une journée de 24 heures, 7 à 8 pour dormir, le reste distribué au mieux dans mes priorités. Un réveil matinal pour donner à chaque journée la possibilité de réveler sa pleine saveur. 

En 2025 je me débarasse de toutes les mauvaises habitudes chronophages qui grignotent la Vie sans en avoir l'air: par des kilomètres de scrolling sur écran, par des heures à glander autour d'un sympax le soir (puis d'un deuxième, et encore d'un autre...), la fatigue chronique qui en résulte... peut être même mes maux de tête... Bref, l'objectif c'est de récuper à minima 1 à 2h de "rien" par jour. Peut être même plus. Parce que non, je ne regretterai rien de ce temps consacré à être perdu sans bénéfice aucun. 

La perfection n'est pas atteinte quand il ne reste rien à ajouter, mais quand il ne reste rien à enlever. 

Alors oui j'ai déjà commencé à m'écrire ces priorités, le plan idéal de la journée type, les activités que je veux pratiquer plus (le blôÔôg, le dessin), celles que je veux commencer (méditation, lecture)... Pour le moment c'est encore un peu brouillon, car un tel chantier c'est évidemment plus de questions que de réponses... mais tout bouge, et ca me donne le sentiment d'avancer un peu déjà. 

2025 s'annonce vraiment une année-pivot, pas seulement par choix, mais aussi par obligation. Alors faisons de l'obligation un choix et avançons sur la voie du mieux à marche forcée, jusqu'à ce que revienne la mélodie de la ballade d'ici quelques temps!

D'ici là... When you go through hell, keep going!


jeudi, décembre 26, 2024

Un départ à nouveau... ou un nouveau départ

Assis dans l'avion. Tous les quatre. Finalement.
Chaque départ à toujours eu un goût spécial, à sa manière.
Parce qu'ils représentaient toujours un chapitre nouveau à écrire dans ma Vie et dans le grand projet de la ptite entreprise.

Mais cette fois le départ à une saveur bien différente. Un goût inconnu, bien particulier. Et c'est le goût de l'incertain, de l'inachevé... j'ose même le dire, le goût de l'échec, amer c'est sûr.

Après tant d'annees, après tant d'effort, après tant d'attentes, je me dois de faire face à l'évidence: c'est peut être l'une des dernières fois. 

Les choses sont allées très vite ces derniers mois, et se sont encore accélérées ces dernières semaines. Jamais je n'aurais pensé ceci possible.

Mû par une motivation sans faille, une ambition débordante et l'envie de croquer le monde et m'attaquer à mes rêves avec la ferme intention de les réaliser. Tout à changé. 

Le temps m'a érodé, les ambitions non réalisées ont pris leur part de ma plus belle énergie...

Aujourd'hui je suis vraiment vidé. Fatigué. Désorienté même. Combien nombreuses sont les occasions de m en rendre compte. Ces matins à me réveiller, en espérant n'avoir pas avoir entendu le réveil... ces matins à me demander "pourquoi?" se lever, avancer et faire semblant en grande partie. Cette "non-envie", la fatigue en général du quotidien.

Parce que non, à vrai dire, j'ai plus envie. Plus envie de me battre professionnellement, plus envie d essayer de faire entendre ma voix et ma vision, plus envie de faire d'efforts à construire une entreprise qui reflète mes envies et mes rêves. 

Après tant de ces accomplissements intermédiaires, j en suis venu à me demander: qu'est-ce que j en attends au final? Dans 20 ans? Dans 20 ou dans 40 de cela? Je transmettrais quoi à mes enfants: à blessing or a curse

Je passe sur les nombreuses questions du quotidien, mes sourcils interrogateur, mes interlocations quasiment constantes sur l etats de l'equipe, ses qualites et ses competences... mais quand je me demande si j ai encore le feu... et bien je me dois d'y répondre honnêtement: non, plus pareil.

Je ne continue plus.
Je suis celui qui met le terme à la fête. 

Tout ce que j ai construit pendant des années, certes imparfaitement, j ai le sentiment de le voir s écrouler aujourd'hui sans savoir exactement a quel moment je dois intervenir. De le voir chanceler à mesure que je doute. L entreprise et le projet de nos 15/20 ans n est plus l'ambition de nos 40/45. Forcément le réalignement est assez brutal pour être honnête. 

Tout s en ressent. Parfois c est même comme si je pouvais VOIR le reflet de mon bien être et de ma relation avec mon frère-associe là-dedans. Et clairement à ce stade on.y voit pas que le meilleur. Et ça faut mal à voir. La chute devant mes yeux.

-50% de réduction de tout... clients, contrats, activités... dû à quoi dur à dire... mais le verdict est sans appel: c'est ultra technique depuis juillet, ultra-ultra technique (2x) pour cette fin d'année... a tel point qu'à ce stade c est au mois le mois et qu à chacun on se demande si la prochaine étape ne concernera pas le juge. A ce point...

Comment en est on arrivé là? Une question difficile.. aux réponses multiples selon le niveau/la temporalité considérée. J'en suis peut être la cause... comme toujours. C'est mon rôle de prendre la responsabilité. C est mon rôle de souffrir pour l équipe. De stresser. De produire. De garantir. De m inquiéter. 

Honnêtement si l heure était à l'introspection, j aurai beaucoup à m'en dire. Mais l heure est plutôt à la survie. Vraiment. Si si. 

La question que je me pose ce jour et depuis quelques temps deja: ai-je envie de faire survivre GV? Je m interroge forcement... Pas que cette fois-ci cela dépende de moi, bien au contraire. 

Nos "gros" sont sortis, sans retour prévu, les autres sont allés voir ailleurs, ou simplement se debrouillent a l interne... onnest de retour dans le pattern du "jour le jour", a se demander un peu chaque jour de quoi demain sera fait.

Tout est court! On a compté les contrats et offres annulées par dizaines entre juillet/août et maintenant... a tel point que l'épisode est devenu chronique, et que notre pipeline s en est trouvé très (trop!) clairsemé. Ca va clairmeent plus vite de se demander qui il reste ... Plus tant de reserve... Pas de client ce mois... ni le prochain... ça va un (petit) temps, mais ça ne peut continuer trop longtemps. 

Alors on s est évidemment battus, on a essayé, on a agi, on a voulu... vraiment. Tout le monde dès qu on a réalisé que CE combat serait peut être le dernier...  Campagne, appels, emails/messages, lunches...  site Web, SEO, images... tout et tout le reste. Et en force!

..."Too little, too late": on avait peut être déjà trop pris goût au post-entrepreneurship, post-startup. On a cru qu on était devenu des parvenus, des nantis... qui travaillent au salaire, sans penser a la survie, mais au confort.  ...on s est crus "parvenus" mais on ne l était pas.

Nombreuses ont été aussi mes misconsepctions. Normal, on est toujours plus intelligents après. Mais de ce prime on peut déjà voir quelques tendances!

...et le problème c est que je me sens bien seul. Et une période comme ça me fait réaliser ô combien. Alors bien sur dans le quotidien il y a l'équipe, tous ceux qui depuis quelques temps accompagnent GV dans les aventures du quotidien. Il y a des envies, un peu de talent aussi... mais hors 9h-17h, qui reste-t-il vraiment? Qui a des idées et la vraie volonté de les mettre en œuvre? Qui reste-t-il pour walk the walk à mes côtés? Je ne leur en veut même pas si ils ne sont pas dans le même esprit... 

Bien sur je "fais calimero" et je vois naturellement tout à travers mon prisme. Mais n empêche, j ai vraiment le sentiment de porter GV au bout de mes deux bras en solo pour la plupart... le poids des responsabilités, des succes bien sur, mais aussi celui des deceptions, celui de l inachevé et pour finir le sentiment de l échec me fait me poser BEAUCOUP de questions. 

Peut être je suis la cause de NOTRE chute... mais peut être aussi étais-je le dernier rempart avant cela? 

J ai évidemment tendance à ne voir que mes succès, mes accomplissements, et mes paris gagnants... mais il n y avait pas que cela c est certain. Alors c est ce que chacun veut entendre? L échec des fondateurs, la success story gone wrong...? On y est. Honnêtement, dans les 25 ans de GV, je ne vois que deux périodes "critiques" la première en 2018 pour la restructuration de l'annus horibilis... et maintenant. Si on survit, on pourra en parler, en rire peut être. En attendant le mood n est clairement pas au fun. Plus de projets, plus de sous, plus de limite... on est VRAIMENT back to the wall a présent, chaque mois qui passe en lutte pour notre survive. Ne pas savoir qui je vais revoir "lâcher" ensuite est ce qui me pose. Je passe des dizaines d heures a réfléchir, a me questioner, a scenariser... je n avais jamais vecu cela avant. 

Je suis le gars avec le doigts sur le bouton. Je peux clairement ressentir ce qui serait le mieux pour moi. Mais je ne suis pas seul. De chacune de mes decisions, a fortiori les importantes, dependent des Vies, et des avenirs... qui comptaient sur moi.

Quand déjà on sait que c est pas la fete des projets, que notre pipeline peut être vu a travers tellement il est fin, que même le patron peine a se re-motiver vu les circonstances... que faire? 

Ce soir, je m envole avec toutes mes questions, direction le Vietnam. Une fois de plus. Une fois encore. Cette fois ci par contre, avec ce nouveau chapitre qui s écrit, il est peut être temps de m'inventer un autre rôle dans l Histoire de ma Vie

Lequel?