Maintenant plus d'excuses pour le coup classique du "Ouais mais bon, tu vois quoi, tu comprends, c que..." et ne pas prendre de news. L'ère du Blog sonne le glas de la désinformation institutionnelle (celle des chinois du FBI): maintenant où que tu te trouves sur la planète tu peux savoir ce dont il retourne: Les trépidantes journées de McJanus te sont contées avec fifres z'et tambourins! ;-)

vendredi, février 27, 2009

Le "vrai Cambodge... en mode hallucinant ou halluciné!

« Vrai Cambodge », quelques péripéties plus tard ;)
Version du jour... et quel grand Jour!
1) Départ en plans
2) MotoBike – Police
3) Thème aprèm' snacks & chill
4) Greenlake Guesthouse

Départ en plan(s):

Au matin réveillé, je commence tout soudain à entrevoir une possibilité de rouler au sud aussi. Le facteur majeur, le temps, commence à devenir un sushi (sal&%= » de mois à 28 j.!) Je vois l'échéance de Bangkok arriver et la pression de la seconde moitié se faire ressentir.

Dans la nuit aussi j'ai eu la considération également de l'option sud. A plus proche distance, c'est aussi un moyen de gagner du temps sur place à chaque étape pour rester un moment sur la zone.

A voir donc, nord et sud se côtoient en mon esprit et me voila hésitant sur la direction.


Motobike Police:

Avec le Tuk-Tuk qui remplacait Chan, pour 2000 riels allait chez Lucky! Lucky!. Là j'allais comparer les prix et les bécanes entre ce nom renommé et Angkor Bikes, le fournisseur de la pétrolettade précédente.

Chez Lucky Lucky, au moment où j'arrive, le type sort et me recommande deux motos. Plus tard on rentre pour discuter, et un type se barre avec l'une des motos recommandées (la Acerbis avec deux phares). On voit donc pour essayer la seconde, mais elle n'a pas d'essence. Il se passe un moment et le type revient avec un ptit bidonneau.

Il prend une troisième brêle, lui ôte l'arrivée d'essence au moteur, ouvre le robinet. Il prend l'essence qui coule et il la verse dans le bidonneau de plastique, puis il va verser l'essence dans le réservoir de la moto à essayer, la bleue.

Je la prend pour rouler un test-run aux alentours du quartier. Je fais le tour au second pâté de maison, et je tourne à droite pour faire le tour du quartier. Je constâte qu'un liquide coule de la moto quand je freine. Je la ramène au plus vite.

A peine rêvenu, je reprend mon passeport et me prépare à me barrer quand la seconde moto arrive. Je me décide à un autre test-run avec la Acerbis-2-phares. Je la prend en main assez facilement, c'est vrai que cela semble être une bonne moto. Une 250cc dirtbike qui semble en meilleure forme que la première.. de loin!

En ce réflexions, je décide de tourner cette fois au 3ème pâté de maison à droite. Histoire de changer un peu du dernier tour de quartier...

A peiné ai-je tourné depuis 10 mètres que je vois des policiers sur le côté qui se jètent sur la route!
Ca ne m'étais jamais arrivé auparavant! 3000 km de pétrolette en Asie sur des bonjour-les-routes et et des argh-les-conditions, mais là je dois dire que c'est unique! Un fait premier!

En me voyant les policiers en «corruptade » étaient planqués vers leur voiture ou assis sur une moto. Evidemment, à mon approche, trois policiers sautent sur la route en me faisant des grands signes... difficile ca va être pour moi de les éviter et faire comme si je n'avais rien vu. Eux ont vu un million à se faire au coin de la rue, moi sur une pétrolette, et ils comptent bien en profiter.

Mon infraction? Je conduis une pétrolette sans permis cambodgien valable, ce que je fais mine d'avoir grand peine à comprendre... puisque évidemment je ne parle que le francais... mais encore m'sieur, très mal!

Il me regarde ma carte, la prend avec lui. A ce moment là j'me dit que Gniek gniek chuis trop rusé et que j'en ai une seconde au cas z'ou ;)

N'empêche:
Dèmchit' – démchit – démchit'!

Don'hav' passport? Should come to police office (...) police office (...) ...or now? »

Je sors mon porte monnaie, dans un geste de bonne volonté et j'en sors 6'000 riels (1,5$). Le policier, me regarde, genre que je me fous de sa gueule... signe de la main p'tite grimace... il repart.
Je reste avec mes 6000 riels mais je vois que ca ne va pas le faire.

Il revient et me dit que «15 dolla' ok ». Je leur explique en geste (je ne parle que le language des signes, et en pratique débutante ;) que j'ai pas un sou sur moi, que je suis allé louer une pétrolette, c'est tout, pis que tous mes sous sont là-bas, et tout et tout, que je suis un pauvre miséreux... et encore!

Le corrup'cier me reviens à moi, au bout d'un moment, 10 minutes je dirais, et il se met enfin à considérer mon obole. Il y a là 5000R + 2000 + 1000 (tâché de rouge)+ 13 billets de 100.
Il me prend finalement mon blé avec vraiment l'air de m'avoir trouvé bien récalcitrant à la coutume policière et bien pingre pour le assurer la fin de mois du service de racket (ou police) de la capitale.

Je reviens au shop Lucky Lucky et je leur rend leur bike, près de 20 minutes après la leur avoir empruntée. Je leur dis que si je pars aujourd'hui je reviens encore avant midi. Je dit que «Honestly » que je suis pas sûr et que si jamais je prendrais p'tet la bleue... mais sorry, no deposit, no money, no passport. J'essaierai juste de come back early.

Entretemps, il me reste 1300 riels en bilets de 100.

Je demande à mon fidèle moto que je n'ai même plus les moyens de payer de m'emmener chez Angkor Bikes. La-bas les motos semblent plus élégamment préparées. Certaines sont même neuves?! En tout cas celle sur le devant le sont! En checkant les premières, j'en vois une avec 72 km. Genial si on peut la louer... après le moto-cauchemar de tout à l'heure, pourquoi pas une bonne brêle fiable, de bon augure!

Je discute avec le boss (qui semble aussi travailler pour l'armée au vu des photos dans son bureau). Il m'explique, suite à ma « question désintéressée » sur les « contrôles » qu'il faut se montrer courtois, etc etc, gros sourire par moments, en agitant à son poignet une sorte de montre certie et une bague genre-diamant. Par ailleurs il me confirme le prix à 12$ et me fait préparer une moto. Je sors, check un peu la moto. Elle semble en bon état à mon contrôle extérieur... toutefois, celle-là accuse tout de même dans les 82'000 bornes constate-je aussi.

Je la prend pour faire un test run. Ayant repéré des flics plus haut dans l'une des rues à sens unique je décide de faire mon tour de chauffe par l'autre côté. Je reviens ensuite du tour de pâté mais juste avant d'arriver à leur auteur, je fais demi-tour et commencer à revenir en sens inverse.

Démchit'- démchit' – démchit!!!

REBIS!Deux minutes après avoir commencé, le troisièm test-run... dexuième interpellation. Soi-disant que j'aurai enfreint un sens-unique... tel le bougon... PASSK JE SUIS BOUGON CETTE FOIS, je me parque en ronchonnant dans mon casque, tel le mec àé qui on la fait plus!!!

Mais si! Déjà, le gros il embarque ma clef direct. J'enlève mon casque, et je recommance à re-bougonner... Je vais vérifier l'infraction dont on m'accuse. En effet! Mais bon... de l'autre côté de la route, caché sous les arbres, ca compte pas quant tu es deja assez occupé à regarder de tous les côtés pour pas te viander un motobike ou un tuk tuk!

Je me fais diriger vers le second membre de l'escouade ;) J'arrive, vers lui aussi sûr de l'enculade et du refus, mais prêt à voir ce qu'il propose. Ca semble être lui qui tient les comptes!

Plus maigre que son groz'ami il me regarde aussi l'air de voir en moi le Qui, lui qui veut gagner des millions. Il me dit direct que c'est une infraction d'avoir fait un sens interdit. Il y a aussi le choix entre le police office et le pay now. Cette fois-ci on ne me fait pas le coup du surpris.

Je lui dis que non pikwaencore que c'estunscandale mais je sors tout de nêm mes 1300-riels-en-billets-de-100! Il se marre vraiment. Il fait genre qu'à lui faut pas la faire. En attendant il encaisse une autre khmer puis un couple d'étudiants khméro-coréens ou chinois. Euh ils paient le prix fort: 5$ Poour la majorité ca semble se fixer aux alentours de 10'000 à 15000 ca dépend. Les gens négocient deux minutes, puis semblent donner après un tarif négocié plus ou moins difficilement selon l'entente avec le policier en chef.

Je recommence à gronchonner, à maugréer et à parler à voix-haute en francais et en anglais. Ca dure de plus en plus longtemps. 5 minutes. Puis 10. Je m'asseois sur mon casque, je reste là quelques instants jusqu'à ce que je me relève, aille leur expliquer que «embassy », que «law » que «doctor » que « hospital » que je leur montre la trace de la prise de l'autre jour, etc etc etc etc. Puis je me rasseois. Puis je recommence.

Eux restent fermes à vouloir de l'argent. Le gros une fois encore revient et me dit: dop-pram dollaa, oookkk?

Puis ils rédigent un papier bleu en khmer, avec les informations sur mon nom etc. Ca fait genre-officiel, mais je demande é voir si on ira jusqu'au bout. Saoûlé par cette seconde arrestation, je demande à connaitre la moeurs locale jusqu'au bout. Living Cambodian Way ;)

---à la différence près que je sais que j'ai de l'argent, des dollars justement que j'avais prévu comme cash deposit pour la pétrolette que je louerait. Cet argent je l'ai mis dans une poche arrière de mon porte-monnaie.

...Mais pour lui montrer ma bonne volonté, parce que je veux lui « prouver » qu je n'ai pas une thune en dehors de 1300-riels-en-billets-de-100R, je lui agite mon porte monnaie sous le nez. Le gros-archetype-de-fat-aziat-corrompu voit!

Il arrête ma main et tire la fermeture de la poche. Pitain, ca semble vraiment long! Une seconde je pense qu'il va s'arrêter... mais la seconde ne dure pas! Caramba! Il voit apparaitre les coins des billets et il dit:
-« Aaa Dollaa » avec un air d'avoir des dents qui lui poussent

Là, je reprend immédiatement mon porte-monnaie, prend une grosse voix et leur sort tout de suite des non non non et des no no no noooOOOooo waaaAAAaaaaay! Des call embassy, des let's us go to police office, make it official! ... je continue et je recommance pour occuper le temps et l'espace un moment. Ca fait du boxon au coin de la rue un minimum. Je continue en montrant mon bras, en déclarant carrément que I'm a doctor que this is for medical treatment!

Puis je te remet une couche de Embassy of Switzerland et de Official. Vers l'un, puis bien vers l'autre.

Je reviens me pauser-un-moment vers le comptable. Il se désespère avec moi, je le vois. Pas un client facile le McJanus-à-Pétrolette! Ca pourrait être plus facile. Je le sais... il le voudrait!

Mais n'empêche! JE N`AI PAS D'ARGENT KHMER et pas question de toucher aux doctor-dollars! Il me remontre une fois encore son livre de compte... Il y a plein de billets dedans... Il me montre des exemples de billets que les gens lui remettent: il y a des 5 et 1$ mais aussi un peu toutes les couleurs de gros riels. Les gens paient une amende variant de 5'000 à 20'000 (=5$) . Il m'en sort quelques- uns de sa black-money et les approche de plus en plus près de moi.

Après une demi-heure de blocage, enfin j'entrevois la lumière de l'échapatoire – MA-GI-STRAL!
Soit il me tend ma chance, soit c'est moi qui la saisis out of nowhere!

Il approche un billet de 2000 riels. Je le prend alors que le gros ne nous regarde plus. Ca se passe entre le comptable et moi.

Je l'agite un peu, puis je le joins à ma liasse de 13-billets-de-100R et je le lui retend une enième fois... Lui, reprend enfin SON billet de 2000R +1es fameux 13-billets-de-100Riels que j'y ai ajouté. Il fait un peu genre j'accepte le peu que tu m'as donné en disant quelques mots en khmer pour lui même ou le gros je sais pas. Il me tend enfin mon permis de conduire. C'est réglé avec lui. Je conserve intacts mes 50$ et me déleste de mes petits 13-billets-de-100Riels

Le gros fait vaguement de la résistance à me repasser mes clefs, faire genre... Il me fait rire et le moraliser encore tel le chonchon-maxi-chonchon quand il me dit: « Bad doctor! Good doctor pay, you bad doctor! » Non mais c'est dingue ca!!?!!

Je ne m'éternise cependant pas plus que nécessaire. Je reprend le bike, dans le bon sens cette fois et roule tout droit jusqu'au magasin de moto. Je passe le 4ème contrôle de policier plus en haut du magasin, mais cette fois-ci si on m'arrête je tue quelqu'un!

Je passe sans autre, visiaire enfoncée et en me planquant un peu derrière une autre voiture. Je 0pose la moto au magasin. Je reprend mon passeport. Je rigole comme un fou avec le militaire-de-patron en lui disant que le bizness de ses collègues coule le sien et que pour moi aujourd'hui c'est Bad Karma, donc qu'on verra bien plus tard!

J'ai définitivement plus un sou en riel! Pas de quoi me payer une bouteille d'eau... et mon fidèle motobiker que j'ai malgré moi exploité tel un enfoiré sans l'sou s'est barré! Je rentre à pied... Grillé sous le soleil de midi, assoiffé, sans avoir rien mangé du matin et à deux bornes de la «maison d'invités».

N'empêche! Arrêté deux fois en 40 minutes, après 3'000 km de pétrolette sans encombres! Finalement, pour un premier jour j'ai plutôt vite compris cette fois-ci, en souhaitant qu'il s'agisse d'un cas bisunique et non destiné à se reproduire!

Greenlake Guesthouse:

Pour les 3 derniers jours nous avons élu domicile à la Greenlake GuestHouse. Nous, c'est cette demoiselle prénomée Dounia et moi-même... ainsi que quelques invités de passage : )

Si on lisait une pub pour la guesthouse, celle-ci serait libellée ainsi:

Chambres Greenlake Guesthouse sur pilotis. Terrasse avec vue sur le lac.
Chambres simples et petits bungalows.
Restaurant et bar, billard en libre accès.

Et puis, une fois qu'on y est .. ;) C'est toujours comme ca que quand on te présente la chambre c'est “mieux qu'on imaginait” ou “moins pire qu'on pensait”... mais au fur et à la mesure que le temps passe et qu'on y vit, on découvre le reste: tout ce qu'on ne nous dit pas.

Greenlake Guesthouse, le repère des fumeurs de ganja déstroyés en vacances (remember Danny-le-Danois et ses tours de magie) et des touristes toxicos crochés à l'opium. Billard penché avec les boules qui font un peu ce qu'elles veulent. Dans les chambres il y a une sorte de film plastifié sur le plancher, qui cache les planches de bois écartées qui le forment et qui donneraient la vue plongeante sur les détritus qui flottent.

Enfin, par les multiples ouvertures dans le mur pénétrent la nuit nos amis qui s'invitent aux festins qui trainent: j'ai nommé les rats! Véridique, j'en ai même surpris un l'autre soir après qu'il ait renversé la poubelle pour boulotter ce qu'il y trouvait. En journée il s'est même envoyé ma provisions de C, de D et de E: attention, un rat sur-vitaminé traine dans les z'alentours!

«Quartier Nord Phnom Penh » représente en force ouaich ouaich baat baat zyva ;)